À retenir
- Le fond du fjord, accessible par la route qui descend une vallée qui se resserre.
- Un aller simple qui se termine à Flam, où le car vous reprend.
- Des bateaux modernes à faibles émissions, et sur le pont, on entend l'eau au lieu du moteur.
- Une cabine chauffée et des ponts ouverts. La plupart des gens utilisent les deux, à plusieurs reprises.
Gudvangen, le lieu d'embarquement
Gudvangen se situe tout au fond du fjord, à l'endroit où une vallée descendant des hauteurs rencontre enfin l'eau salée. C'est un quai, quelques bâtiments, un parking et de très gros rochers.
Le nom signifie à peu près le champ ou le pré des dieux, ce qui indique que l'endroit est remarqué depuis longtemps. Un village viking reconstitué se trouve à proximité et fonctionne comme attraction indépendante ; il ne fait pas partie de cet itinéraire. Si vous voyez des toits de tourbe et du bois depuis le car, c'est de cela qu'il s'agit.
L'excursion prévoit environ vingt minutes ici avant l'embarquement. C'est le temps de vous dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de vous tenir au bord de l'eau pour lever les yeux, ce qui est la meilleure chose à faire sur place. Les parois au-dessus du quai sont si proches et si hautes que les gens baissent instinctivement la voix.
Le bateau
Le bateau est un navire de passagers moderne conçu pour cette traversée, et non un ferry réaffecté : un intérieur chauffé avec de grandes fenêtres et des sièges, des ponts ouverts à l'avant et à l'arrière, et un pont supérieur pour ceux qui acceptent d'avoir froid en échange d'une vue dégagée.
La propulsion à faibles émissions est désormais la norme sur ce fjord, et elle compte pour plus que des raisons environnementales. Un bateau silencieux ne vibre pas, ne sent pas le diesel et ne couvre pas le bruit du fjord. Sur le pont, on entend l'eau contre les parois, les oiseaux et le sillage.
Il y a des toilettes à bord et de quoi acheter à boire ou à manger, ce qui est bon à savoir car deux heures, c'est assez long pour avoir envie d'un café. Rien dans le bateau n'est luxueux et rien ne doit l'être : c'est un moyen très bien organisé de faire traverser un paysage aux gens.
Le pont ouvert du bateau entre deux parois rocheuses
Deux heures, et comment elles se vivent
La traversée dure environ deux heures de Gudvangen à Flam. C'est un aller simple : vous débarquez à l'autre bout, le car vous attend, et vous ne revenez pas par le même chemin.
Cette structure est tout l'intérêt de cette version de la journée. Une croisière aller-retour vous montre deux fois la même eau. Ici, le bateau sert de transport, ce qui signifie que chaque minute est nouvelle, et c'est pour cela que le car doit faire le long trajet routier.
Les gens sous-estiment à quel point les choses changent en deux heures. Le fjord se rétrécit, s'ouvre, tourne, et la lumière change à chaque virage. Personne ne reste deux heures au même endroit.
L'autre chose à laquelle personne ne s'attend, c'est le temps passé dehors. Le pont est froid et tout le monde y va quand même, rentre pour se réchauffer, puis ressort aussitôt.
Deux heures, c'est aussi assez long pour arrêter de photographier, ce qui est la meilleure chose qui arrive sur ce bateau. La plupart des gens épuisent leurs cartes mémoire dans la première demi-heure, puis se contentent de regarder, et c'est à ce moment-là que le fjord prend vraiment tout son sens.
Où se placer
Il n'y a pas de meilleur côté, car le bateau tourne sans cesse et les parois sont proches des deux côtés.
La proue est le lieu le plus prisé et c'est le seul endroit qui se remplit, surtout dans les vingt premières minutes quand tout le monde a la même idée en même temps. Cela se vide rapidement quand les gens découvrent le vent, et au milieu de la traversée, vous pouvez généralement vous approcher directement du bastingage.
La poupe est sous-estimée. Elle offre une vue sur le fjord déjà parcouru, encadré par le sillage, et elle est bien plus abritée que la proue.
S'il pleut, les fenêtres intérieures sont grandes et propres, et la vue à travers est vraiment belle. Ce n'est pas une excursion où le mauvais temps signifie que vous avez payé pour rien.
Deux heures
Gudvangen à Flam, en aller simple. Le bateau est un moyen de transport plutôt qu'une boucle, ce qui explique que chaque minute de la traversée soit une eau que vous n'avez pas encore vue.
Comment s'habiller sur le pont
Plus froid que vous ne le pensez, et plus froid que ce qu'indique la température, car le bateau crée son propre vent en plus de celui du fjord.
Une couche extérieure coupe-vent est l'élément essentiel. Une polaire en dessous, un chapeau qui ne s'envolera pas, et des gants si vous comptez tenir un appareil photo immobile pendant deux heures. Ceux qui s'habillent pour la ville qu'ils ont quittée à sept heures et demie finissent par regarder le meilleur moment de la journée à travers une vitre.
L'imperméabilité compte autant que la chaleur. Ici, la pluie arrive de côté, les embruns passent par-dessus la proue, et une veste trempée fait la différence entre profiter du pont et y renoncer.
L'arrivée à Flam
Le fjord s'élargit à l'approche de Flam, les parois s'éloignent, et le village apparaît au fond d'une vallée verte avec une ligne de chemin de fer qui la remonte.
L'accostage est simple et le car attend. Vous disposez d'environ quarante minutes ici avant la montée vers Stegastein, qui est un sujet en soi et mérite d'être lu avant d'y arriver plutôt qu'après.
La transition est brutale et il vaut mieux s'y préparer : deux heures de quasi-silence sur l'eau, puis un village de croisière en activité qui, les jours de pointe, gère plusieurs milliers de personnes à la fois.
